Le Gouvernement a récemment rappelé que le dispositif de retraite progressive applicable aux fonctionnaires s’inscrit dans une logique d’harmonisation avec les règles déjà en vigueur dans le secteur privé, notamment concernant l’interdiction de cumul avec certains mécanismes de préretraite.
Introduite par la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, la retraite progressive a été étendue aux agents des trois versants de la fonction publique : fonction publique d’État, territoriale et hospitalière. Ce dispositif permet aux agents de réduire leur activité professionnelle tout en percevant une fraction de leur pension de retraite.
Les conditions d’accès à la retraite progressive
Pour bénéficier de la retraite progressive, les fonctionnaires doivent remplir plusieurs conditions :
- justifier d’une durée d’assurance minimale de 150 trimestres ;
- exercer leurs fonctions à temps partiel ;
- obtenir une autorisation de travail à temps partiel de leur administration.
Le dispositif vise ainsi à accompagner une transition progressive entre activité professionnelle et départ définitif à la retraite.
Un âge d’accès abaissé à 60 ans dès septembre 2025
La réponse ministérielle précise également qu’à compter du 1er septembre 2025, l’âge minimal d’accès à la retraite progressive est abaissé à 60 ans.
Dans la fonction publique, ce mécanisme est accessible à partir de l’âge légal de départ à la retraite applicable aux agents de catégorie sédentaire, diminué de deux ans.
Cette évolution s’inscrit dans la volonté du législateur de favoriser des fins de carrière plus souples et mieux adaptées aux situations individuelles des agents publics.
Impossible de cumuler retraite progressive et préretraite
La retraite progressive des fonctionnaires ne peut pas être cumulée avec les dispositifs de préretraite mis en place dans certaines entreprises du secteur privé.
Cette règle existe également dans le régime général des salariés. Elle répond à un objectif de cohérence et vise à éviter une double compensation de la perte de revenus liée à la réduction du temps de travail.
Référence
Assemblée nationale, réponse ministérielle n° 3180, publiée le 14 avril 2026.