Journées portes ouvertes : l’attractivité pivot des 40 ans de la FPT

L’édition 2024 des journées portes ouverts du Centre départemental de gestion ont permis, alors que ce dernier souffle sa 40ème bougie, au même titre que la fonction publique territoriale, de mettre en lumière les difficultés relatives à l’attractivité des métiers territoriaux… mais également des solutions existantes.

Après le cru 2022 fut acté le retour des Journées Portes Ouvertes au Centre départemental de gestion, placées sous le signe thématique de l’attractivité, organisées les jeudis 13 et 20 juin derniers. Comme le nom de l’événement l’induit, les collectivités territoriales et établissements publics ont pu y rencontrer les agents du CDG 77. Mais surtout assister à un petit nombre de conférences, dupliquées pour l’occasion, au même titre que le discours de la Présidente Anne THIBAULT, qui en a profité pour faire mention de des quarante ans de la fonction publique territoriale, “devenue ce qu’elle” (dixit Charles PÉGUY), à savoir les visages des agents territoriaux, comme ceux qui illustrent la vidéo réalisée pour l’occasion.

L’attractivité : des problèmes et des réflexions

Dans la matinée, Perrine ERSOY et Sabrina BARINGHTON du CDG 77 ont abordé « l’attractivité des métiers territoriaux : quelles initiatives mettre en œuvre localement ? », sous l’angle bonnes pratiques et en illustrant leur propos avec des exemples concrets de marques employeurs territoriales. 

Cette conférence a mis tout d’abord en avant les facteurs de cette crise d’attractivité, c’est-à-dire la méconnaissance de la fonction publique territoriale ainsi qu’un désintérêt pour certains métiers (secrétaires de mairie, métiers de la filière médico-sociale, métiers de la filière technique…), accentuée par une concurrence avec le secteur privé pour certains métiers (informaticiens…) et un manque de visibilité des opportunités de carrières. Mais plus généralement pour la fonction publique, un déficit d’image avec des stéréotypes négatifs (niveau des rémunérations, management perçu comme « trop hiérarchique », accès à l’emploi avec les concours…) se croise avec les attentes de nouvelles générations, forcément plus les mêmes qu’avant.   

Des actions au niveau national ont été mises en place pour lutter contre la crise d’attractivité, notamment le « programme fonction publique + » lancé en Février 2023 par le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas GUÉRINI, destiné à redynamiser l’attractivité de la fonction publique ainsi que la loi du 30 décembre 2023 visant à revaloriser le métier de secrétaire de mairie.  

D’autres solutions plus locales ont été proposées pour attirer et fidéliser les métiers de la fonction publique, avec un focus sur la marque employeur. Soit une technique de marketing utilisée par les services ressources humaines visant à valoriser l’image de la collectivité territoriale ou de l’établissement public vis-à-vis des agents et des candidats notamment en matière de recrutement. En d’autres termes, travailler sa marque employeur, cela revient mener une réflexion stratégique plaçant l’agent ou le candidat au centre, en vue d’établir une identité lisible et distinctive.   

Le Centre départemental de gestion s’engage aussi à booster l’attractivité des métiers de la fonction publique en développant des partenariats, notamment avec France Travail mais aussi avec des écoles, universités du département. Le 20 juin, une convention de partenariat a, à cet égard, été signé avec l’Institut d’Études Politiques de Fontainebleau.  

À travers la seconde conférence, « Redéfinir le sens du service public : un remède face à la perte d’attractivité ? », Cindy LABORIE, Responsable des affaires juridiques de la FNCDG, et Farah ZAOUI, fondatrice et gérante de l’agence anticorruption PROBITAS, ont abordé un thème plus que jamais d’actualité. Elles ont échangé sur les différents facteurs susceptibles de conduire à une perte de sens chez les agents, en mettant l’accent sur la déontologie. Les deux intervenantes ont aussi exposé les facteurs expliquant cette perte d’attractivité, en particulier cette image écornée de la fonction publique considérée comme peu dynamique et trop rigide mais également la question des salaires qui sont potentiellement moins attractifs que dans le privé. Avec en arrière-plan un chiffre peu reluisant : 45% des administrés estiment que la qualité de ces services se dégradait. Une détérioration qui n’est pas sans conséquence sur une perte de sens chez les agents.   

Les acteurs publics doivent répondre à des exigences nouvelles qui émergent très rapidement au sein de la société en particulier le vieillissement de la population, la concentration des emplois au sein des métropoles, etc. Cette perte de sens au travail se retrouve dans plusieurs indicateurs comme l’absentéisme du personnel pour des raisons de santé, la dégradation des conditions de travail associée, le recul du nombre des candidats et de lauréats aux concours de la fonction publique…   

Sur le plan étatique, le programme Action Publique 2022 avait été lancé par le Premier ministre le 13 octobre 2017 pour améliorer la qualité des services publics et offrir un environnement de travail modernisé aux fonctionnaires et ainsi embaucher sous contrat de droit privé les nouveaux entrants dans la fonction publique et permettre à ceux qui veulent passer du statut au contrat de le faire.   

Certaines pistes ont été explorées pour retrouver ce sens. Notamment, les 30 propositions formulées par la CET au ministre de la Transformation et de la Fonction Publiques en octobre dernier, mais aussi en proposant de développer le tutorat durant la période de stage ou la prise de poste.   

Deux focus sur le Collège de déontologie et l’archivage numérique

Enfin, d’autres thèmes ont également été abordés dans l’après-midi, tels que la présentation du fonctionnement et des missions du Collège de référents déontologues mis en place par le Centre départemental de gestion pour les élus locaux, ou encore le défi représenté par l’archivage numérique pour les collectivités, avec la présence de François BÉRAT, Zélie DUMANT (Softeam) et Laëtitia CONSTANTIN.  

 

 

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